LE CONTEXTE

Vers - 58, les chefs de peuples gaulois demandent à Jules César de les protéger contre les Germains qui les menacent. Les peuples de la Gaule belgique se sentent menacés par ces légions romaines et se soulèvent. En 51 av J.-C., le dernier groupe de résistants gaulois est vaincu. La gaule est conquise.

Malgré la répression touchant les druides, chaque peuple gaulois est intégré avec sa culture et sa religion. Les sanctuaires ruraux de MOUZON, de NANTEUIL-SUR-AISNE et de VENDRESSE ne marquent pas de grands changements avec leur occupation de l'Âge du Fer. Les temples en bois sont peu à peu remplacés par la pierre, mais les divinités s'intègrent au Panthéon romain sans réelle rupture.

Les villes s'équipent de grands monuments (temples, théâtres, thermes, aqueducs). A MONTCY-SAINT-PIERRE, un bassin de thermes chauffés par un système d'hypocauste ainsi que d'exceptionnelles peintures murales ont été mis au jour. A Arreux, une villa gallo-romaine présentait des traces de peinture murale et un système de chauffage par le sol.

L'habitat varie selon la richesse du propriétaire. La pierre, la tuile et la brique dominent, mais des architectures en bois et torchis coexistent. Profusion de lampes à huile pour l'éclairage ; développement de la fresque, des mosaïques ; invention des semelles cloutées à crampons, des fers à chevaux et à bœufs, du moulin à blé hydraulique, apport d’épices et de plantes nouvelles, modification des modes de cuisson. Ces thématiques constitueront le village gallo-romain du projet.

A partir du IIe s, des "Barbares", c'est-à-dire des étrangers ne parlant pas la même langue (originaires d'Europe centrale et d'Asie) arrivent progressivement et sont intégrés dans l'armée romaine. 

Dans les Ardennes, Mosomagus (Mouzon) devient un chef-lieu très important. A Vireux-Molhain, la fortification est probablement liée à la pression des premières incursions germaniques.

Un fait important marquera alors notre histoire : en 312, l'empereur romain Constantin se met sous la protection du dieu des Chrétiens. L'armée, l'administration et les élites impériales basculent peu à peu vers la nouvelle religion.

A la fin du IVe s, toutes les capitales régionales seront pourvues d'un évêque, mais, dans les faits, les cultes païens ruraux résistent pendant plus de 6 siècles.