LE FOUR A PAIN

DANS LE PROJET:

Nous présenterons dans le village l'ypothèse de restitution du four à pain collectif du Mont Vireux, réduit de près de la moitié pour les besoins de sécurité du projet; toutefois, le diamètre de 2,50 m est courant au Moyen Âge.

Dans notre hypothèse, le foyer accolé sert à garder l’eau chaude dans un chaudron ou une marmite pour pouvoir préparer la pâte dans le pétrin et les deux avancées trapézoïdales planes servent à poser les pains. Il faut également pouvoir ramasser les cendres et les braises afin de s’en resservir ou de les revendre; on imagine donc un récipient placé au centre pour cette fonction.

Les enfants ayant fait le trajet en charrette depuis la zone gallo-romaine apporteront la farine pour la préparation de la pâte. 

Un appentis est créé pour protéger le four des intempéries et le pétrin de la poussière tel que cela fut le cas au Moyen Âge en milieu rural. Afin d’en réduire la pente et les risques d’incendie, le toit de l’appentis est en faisiaux, blocs d’ardoises prises dans l’argile, une caractéristique longtemps utilisée dans les Ardennes. Les verdoux de Rimogne et de Fumay témoignent encore des accumulations de débris des premières carrières d’ardoises consistant en de modestes excavations. Bien que les ardoises clouées étaient déjà connues des Romains dans les Ardennes, les faisiaux furent utilisés dès le XIIe siècle pour remplacer les vieilles tuiles en bois et certains toits de chaume, les trois matériaux continuant cependant à coexister. Une ardoisière ouverte à Renwez en 1724 (le Trou Rigault) a été utilisée pour la récupération de faisiaux jusqu’au XIXe siècle. 

Les faisiaux (ou faiseaux) sont des ardoises grossières taillées dans des rebus. Elles étaient glissées dans une  couche de terre glaise sur une charpente solide. A Renwez, un toit de faisiaux était toujours présent en 2007 rue de Pise. 

Les fagots de bois pour alimenter le four à pain doivent être de préférence en bois de hêtre qui dégage moins de fumée. Ils doivent également être placés à un autre endroit, loin du four, afin d’éviter tout risque d’incendie, une consigne qui était déjà en vigueur au Moyen Âge.